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Lysandre
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[RP] Par une après-midi d'hiver... Empty [RP] Par une après-midi d'hiver...

le Dim 16 Déc - 23:10
Sandhor se présente, avec un petit bouquet d'hiver, assez élégant dans un long mantel sombre, approprié pour la saison. Lysandre relève la tête de sa comptabilité et sourit. Elle se lève pour l'accueillir.

- Sandhor ! Quelle élégance !

Sandhor sourit en déposant une bise à sa joue. Lysandre rosie de plaisir et lui rend la pareille avec délicatesse.

- Je m'en vois contraint, vous savez. Je m'apprête à sortir au bras de la plus exquise des femmes. Je vous enlève pour une balade.
- Charmeur ! Mais j'accepte avec grand plaisir !


Lysandre attrape sa capeline doublée et la passe autour de ses épaules, dégageant ses cheveux bruns savamment coiffés.

- Où m'emmenez vous, mon tendre ami ?
- Je n'en ai absolument aucune idée. Ailleurs. Loin de ces livres qui ont l'air assommants. Je vous avoue qu'il y a un vendeur ambulant de pain d'épice au coin de la rue.
- Oh ! Fort gourmand je dirai ! Et je suis on ne peut plus ravie de sortir de cette atmosphère délétère et pesante !


Lysandre passe son bras fin autour de celui du marin avec un sourire gracieux. Sandhor sourit et ôte son écharpe pour la passer au cou féminin.

- N'allez pas attraper froid, tout de même.
- Vous êtes si prévenant mais vous mon cher ? N'allez vous pas prendre le mal ? Ou est ce une astuce pour que la médecin que je suis vous cajole ?


Lysandre lui adresse un sourire malicieux en humant doucement son odeur.

- Vous devez bien savoir que vous n'avez nul besoin d'en arriver à ces extrémités pour que je m'occupe de vous.

Sandhor sourit.

- Je n'y avais pas songé, mais je trouve l'idée fort judicieuse. Permettez que je vous l'emprunte.

Lysandre éclate de rire.

- N'allez point tomber malade pour moi. Je me ferai plaisir à prendre soin de vous sans cela !

Sandhor pose sa main sur sa joue, et caresse sa pommette de son pouce, en l'observant quelques secondes.

- Vous êtes ravissante, ce jour encore.

Lysandre sourit, baisse légèrement son regard ourlé de cils noirs et appuie son visage contre cette caresse si chaude.

- Que dire de votre sublime mise. Vous êtes l'élégance et le raffinement en personne. Quel homme agréable vous faites !
- Oh, vous me flattez. Vous feriez pâlir les corolles givrées qui attendent le bruit étouffé de nos pas.
- Que devrai-je dire alors de la profondeur de vos paroles et de la sincérité que je vois émaner de votre regard ? Je ne flatte jamais sans le penser, mon tendre.


Lysandre lui sourit et dépose une bise appuyée sur la joue de l'homme. Sandhor ferme les yeux et sourit. Lysandre sourit et, du coin de l'œil, aperçoit quelque chose. Elle tourne la tête pour découvrir l'immense sapin sur la grand place. Ses yeux s'illuminent.

- Oh ! Regardez Sandhor ! C'est magnifique !

Sandhor tourne le visage vers ledit sapin et sourit largement, alors qu'il payait deux coupes de vin chaud et lui en tend une.

- Il faut que nous allions voir cela !

Lysandre réceptionne la coupe et sourit, ravie. Elle trinque avec lui.

- Merci, vous êtes adorable !

Sandhor trinque, et l'entraîne en souriant vers la grand place.

- J'ai 9 ans devant un sapin, je vous préviens !
- Et moi donc ! Nous serons deux grands enfants en ce cas !
- Je tiens à être plus vieux que vous, hein. Question de principe !


Lysandre/Kiernan rit aux éclats, une vraie gosse. Sandhor Lemarin sourit, taquin.

- Alors j'aurais 6 ans !

Lysandre le tire par la main, comme une enfants, les yeux pétillants. Sandhor rit en suivant, un peu plus lent, et parvient avec elle au pied du conifère.

- Il est gigantesque !

Lysandre lève les yeux au plus haut qu'elle peut.

- Oh oui ! Regardez ! Des cannes de sucre !

Sandhor s'amuse de son enthousiasme et en décroche une, l'air de rien, pour la lui tendre, dans un clin d'œil.

- Ne le répétez pas, on se ferait gronder !

Lysandre éclate de rire entre ses mains et chipe le bonbon en lui souriant. Elle dépose un baiser sur ses lèvres quelques secondes, malicieuse. Sandhor écarquille les yeux, dans une expression aussi radieuse que charmée, et profite de ces quelques secondes pour lui rendre cette gourmandise là, bien plus précieuse.
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le Dim 16 Déc - 23:12
- Ah tiens, d'ailleurs, je devais vous rendre quelque chose...

Lysandre sourit, ravie et curieuse.

- Quoi donc ?

Sandhor dépose sa coupe de vin chaud au sol, en profite pour ramasser un peu de neige et lui sourire.

- Figurez-vous qu'il m'est arrivé une petite attaque surprise, récemment...
- Ah ?!


Lysandre commence à se reculer, souriant en coin.

- Je marchais tranquillement, sans véritable autre but que celui de délasser mes jambes et de ravir mes yeux...

Sandhor lui sourit, carnassier, en tassant la neige entre ses mains.

- Et là, surprise ! Une attaque quasi sournoise, hein, presque. Quelque chose de parfaitement injuste et non provoqué !

Sandhor lance la boule dans sa direction, en espérant toucher le buste et non le visage. Lysandre continue de reculer et butte contre une branche en recevant la boule. Elle éclate de rire. Sandhor pouffe de rire, comme un gosse.

- Attendez vous !

Lysandre rit, se penche pour prendre de la neige et la lui envoie. Sandhor rit en essayant de ramasser de la neige, canardé dans l'intervalle.

- Hey !
- Mettez vous à courir ! Ma vengeance sera terrible !
- On dirait que ça recommence ! Alors là, c'est guerre ouverte !


Lysandre éclate de rire et file se cacher derrière le tronc du sapin pour faire le plein de provisions. Sandhor se marre en allant se réfugier derrière un muret, en glissant douze fois sur la route. Il s'assied en s'adossant contre le mur, et prépare ses munitions en parlant :

- C'est parfaitement irresponsable, vous savez !
- Comment irresponsable ? Nous ? Jamais !
- Vous devriez vous avouer vaincue dès maintenant, nous irions pus vite...


Lysandre pouffe et rassemble quelques boules.

- Je ne m'avoue jamais vaincue !

Sandhor lance une boule sans viser. Lysandre lance une boule au dessus du muret mais doit le manquer alors qu'elle reçoit la sienne sur la pelisse.

- Mais comment faites vous ! Diantre !

Sandhor prend une pluie de neige quand la boule éclate plus loin alors qu'il allait se marrer et grogne, amusé. Lysandre réarme la suite de l'offensive mais tout le monde sait que Lysandre n'est pas bonne stratège.

- Attention à vous Sandhor !

Sandhor est comme un gosse, donc, trop amusé pour être habile en tir, et se redresse, laissant champ libre sans réfléchir. Lysandre le canarde immédiatement ! Trop beau pour être vrai !

- Ne bougez pas voyons !

Lysandre éclate de rire et le manque à plusieurs reprise. Pas douée en stratégie et pas douée en tir il faut croire... Sandhor entend presque le son des avions menant un raid, en se faisant heurter.

- May day ! May day ! Mais comment faites vous pour me toucher en visant 4 mètres à côté ?!

Lysandre éclate de rire et se dirige vers lui à pas pesant, imitant la démarche des militaires.

- C'est ma bonne étoile !

Sandhor plisse les yeux et ploie légèrement, en mode joueur de soule.

- Oh oh ! mais vous ne pouvez pas marcher vers l'ennemi, c'est de la triche !
- Je vais me gêner tiens !


Lysandre éclate de rire et tente de bondir sur lui avec un paquet de neige dans les mains. Sandhor se marre alors qu'il allait viser et, bêtement, ouvre les bras plutôt que de tirer, pour la réceptionner, couvert de neige, du coup. Il éclate d'un rire encore plus franc.

- Mon dieu, si une guerre éclate, on sera morts les premiers !

Lysandre atterrie entre ses bras dans un éclat de rire enfantin et le barbouille de sa neige.

- C'est pour cela que nous sommes plus doués à d'autres jeux !

Sandhor fond, littéralement, à ses gestes et, une fois n'est pas coutume, glisse l'index sous son menton pour venir quérir ses lèvres, incapable de résister.

- Vous êtes divine.
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le Dim 16 Déc - 23:54
Lysandre frissonne, elle ne résiste pas plus et décide au contraire de le lui rendre plus profondément que ses baisers chastes d'auparavant.

- Incroyable… vous êtes un incroyable, sieur Sandhor... lui murmure-t-elle.

Sandhor prolonge avec délice cet instant hors du temps, souriant contre ses lèvres à ses mots pour les quérir encore, de petits baisers puis d'un plus appesanti.

- Vous me manquez… tout le temps… ajoute-t-il dans un murmure jumeau.

Lysandre ferme délicatement les yeux pour souffler contre ses lèvres, incapable de s'en détacher : Est ce bien raisonnable ? Sandhor appuie légèrement son front au sien dans une caresse, sa bouche demeurant à fleur de la sienne pour y confesser : Le cœur a ses raisons que la raison ignore… Lysandre pose ses deux mains à plat contre le torse du marin et pousse le vice à frôler encore les lèvres chaudes des siennes. Elle rouvre les yeux et les plante dans les siens avec une insondable tendresse.

- Que va-t-il se passer maintenant...

Sandhor sourit, le regard tendre et sûr de lui.

- Je vais vous embrasser encore, et prier pour que cette soirée ne s'achève jamais.

Lysandre sourit avec une douceur qui en dit long sur ce qu'elle ressent à l'instant. Elle prend les devants et pose de nouveau ses lèvres contre celles de Sandhor, plus sûre d'elle désormais.

- Je prierai pour qu'elle ne s'arrête pas alors...

Sandhor caresse sa joue pour rendre le baiser, y conférant davantage de confiance, moins de douceur timide, mais plutôt une forme de force douce, sûr de lui.

- Mais je prierai pour demain, aussi. Et pour les jours suivants...
- Ne vous arrêtez plus… plus jamais...
- Je n'en ai pas la moindre intention.


Lysandre lui sourit et glisse l'une de ses mains contre sa nuque, s'enfonçant dans la chevelure avec une douceur mesurée par la force de sa tendresse.

- Que va-t-on penser de nous… Non… ne répondez pas… je crois que cela m'est égal de savoir ce que l'on en pense...

Sandhor saisit un pan de son mantel pour le passer autour d'elle, puis le second, dans une attitude protectrice.

- Je me moque de ce qu'ils diront, si j'ai vos mots pour moi, et les miens, pour vous.

Lysandre se retrouve enserrée, contre lui, dans la chaleur de leurs deux corps réunis. Un sourire conquit fait son chemin jusqu'à son regard brun. De sa seconde main, elle encadre le visage de l'homme et lui murmure : Vous êtes d'une telle douceur… comment vouloir rester loin de vous ? Sandhor l'enlace avec tendresse, dans un écrin mesuré, et appuie doucement sa jour à sa main, dans l'attitude d'un vieux lion dompté d'une paume douce : Ne restez pas loin de moi…

- Je ne puis rien exiger de vous, ni rien vous imposer. Mais je serais plus qu'heureux que vous choisissiez de rester auprès de moi.

Lysandre contemple son regard, affamée de ce qu'elle y découvre.

- Je me sens revivre Sandhor... A vos côtés tout semble si… simple. Si tendre… J'ai le sentiment de rêver. Ne vais-je point m'éveiller ?
- Je n'avais plus de souvenir d'avoir vécu, vous êtes une renaissance. Tout est soudain plus beau, plus brillant, plus vivant, depuis vous. Si vous rêvez, nous sommes deux… Et j'interdis à quiconque de tenter de nous faire sortir de cette bulle.


Lysandre découvre son visage de ses mains comme une aveugle. Elle dessine du bout des doigts le contour de ses lèvres, l'arrête de son nez, la pilosité de ses joues. Un sourire fin et doux accompagne chaque découverte.

- Vous ne perdez ni en charisme, ni en beauté, ni en éloquence… y'a-t-il seulement un domaine dans lequel vous n'excelliez ?

Sandhor ferme les yeux sous la course lente de ses phalanges délicates, et sourit à ses dires.

- Je ne suis pas très doué pour exprimer mes sentiments, habituellement. Et je manque cruellement de patience avec les imbéciles. Et… la bataille de boules de neige n'est à l'évidence pas mon fort...

Sandhor creuse un coin de ses lèvres dans un sourire amusé, ses yeux, rouverts, pétillants de malice. Lysandre rit doucement et couvre ses lèvres de baisers sans se départir de son sourire, aux anges. Après quelques secondes de ce jeu éperdu de tendresse, elle murmure : Je ne le suis pas non plus mais j'aime gagner et vous vous êtes laissez faire, avouez le... Sandhor confesse, sous l'élan délicieux de ses baisers : Croyez bien que quelques boules de neige ne sont rien à côté des flèches que je reçois dans le cœur quand je songe à vous ou que j'ai la chance de vous croiser… Et vous laisser gagner n'est qu'un exemple de ce que je voudrais être le piédestal sur lequel je vous érige. Lysandre le regarde avec douceur. Elle descend sa main droite pour la placer tout contre le cœur du marin. Je n'ai point besoin que vous m'érigiez comme une chose précieuse, simplement besoin de ce que vous m'offrez depuis nos premiers mots échangés. Et puis… si haute, comment pourrai-je alors vous atteindre encore ? Je n'ai besoin d'écrin que le tendre contact de vos bras…
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le Lun 17 Déc - 16:23
- Vous m'êtes précieuse. Vous représentez depuis des jours mes instants de songes éperdus, mes secondes perdues loin des tâches qui, du reste, me semblent fastidieuses si elles m'éloignent de vous. J'ai jalousé tout à l'heure la plume avec laquelle vous annotiez vos livres de comptes, car votre main s'y attardait. Vous m'êtes précieuse, Lysandre. Vous faites battre ce qui est tapi sous votre main... Quant à mes bras, ils vous sont acquis.
- Ne s'éteindra-t-il pas de trop battre ? Mes sentiments à votre égare, je les cultive dans mon jardin secret depuis biens des jours et des jours. Dois-je vous confier que je demanda à la faculté de médecine pour être leur envoyée à Cahors dans le simple but de vous y voir et de goûter à nos entretiens ? Dois-je vous avouer que j'ai plus qu'à mon tour songé à la profondeur de votre regard ? A la douce chaleur de vos lèvres ?
- Dois-je vous confier que j'ai espéré parvenir à me tordre une cheville ou me blesser en fabriquant ce bateau, pour que vous me puissiez soigner ? J'étais contrarié d'abord de ne pas avoir participé à la bataille, j'en suis devenu furieux quand j'ai su que vous veniez pour les blessés… Je n'ai pas réussi à m'en sentir coupable ; je songe à vous depuis des jours maintenant...
- Et la Baronne ?


Lysandre soupire mais ne quitte pas son regard, envoûtée par le charme brûlant qui s'en dégage.

- Elle était ce fantôme que je regrettais de ne pas croiser, elle est devenue transparente à la lumière de mon attrait pour vous. Et le baron ?

Lysandre sourit, c'est comme s'ils parlaient d'une duo marié à la seule politique.

- Le baron me considère comme un joli vase que l'on peut montrer en son intérieur, que l'on garde secret la plupart du temps...
- Cet homme est un crétin. Je le méprisais déjà, il m'est devenu insupportable.
- Il n'a rien de vous, de vos manières, de l'irrésistible attrait que j'ai pour vous.
- J'ai tenté, vous savez. J'ai tenté de rester sage, de vous taire ce que je ressentais pour vous, de me persuader qu'il n'en était rien et que je pourrais vivre sans vous. Mais hélas…
- Vous auriez fait une belle erreur de vous en convaincre plus avant...
- Je l'ai tenté pour vous.


Lysandre lui sourit avec la force tranquille de la tendresse profonde. Elle parcourt son visage de ses iris sombre à la chaleur sicilienne.

- Vous n'avez rien à envier à qui que cela soit, encore moins à Anthy… Vous avez acquis mon cœur bien plus qu'il n'aurait jamais pu le faire, bien plus qu'il ne l'a voulu.

Sandhor prend ses mains pour les réchauffer de baisers.

- Je ne saurais plus prétendre que je ne ressens rien pour vous. Du reste, je ne l'ai jamais pu.
- J'aurais été meilleure cachottière en ce cas… mais il est plus qu'évident, depuis que j'ai pu sentir vos lèvres pour la première fois, que je serai bien incapable de vivre loin de vous, de me voiler encore la force des battements de mon cœur lorsque je suis auprès de vous, lorsque je pense à vous.
- Je ne vous mettrai pas dans l'embarras mais sachez que je marcherai la tête haute à vos côtés, quand vous estimerez le temps venu.


Lysandre sourit en coin et l'embrasse avec la ferveur d'une passion amoureuse naissante.

- Que diriez vous si je vous disais dès à présent ?
- Je dirais que je suis votre homme, ce soir et pour autant que vous voudrez de moi.
- Vous êtes l'homme à ne point abandonner... Quel que puissent être vos colères, vos tristesse, vos questionnements.
- Oh, j'avoue redouter le jour où vous me verrez en colère. Ce qui survient la plupart du temps où je croise votre suzerain...


Lysandre éclate de rire.

- Hec est un homme que l'on aime ou que l'on déteste et moi… et elle murmure contre ses lèvres : J'ai hâte de vous voir dans chacun de vos états.
- Je crois qu'il m'en veut encore de cette sombre hist...


Sandhor fond au contact de ses lèvres et lui vole un baiser loin d'être chaste, cette fois.

- Laissez donc cette sombre histoire loin de vous… Peut importe les inimitiés de mon suzeraine pour l'homme qui sait ravir mon cœur avec tant de charme et de force. Il sait que je lui suis dévouée mais que mon cœur me porte également.
- Je ferai l'effort de le supporter. S'il est votre suzerain, c'est qu'il a quand même au moins un jour eu du goût.


Lysandre rit doucement.

- On lui reproche pourtant bien souvent son manque de jugeote en matière de vassaux !
- La plupart des gens sont des imbéciles, ce n'est pas nouveau...
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le Lun 17 Déc - 16:32
Sandhor caresse sa joue du revers de ses doigts. Lysandre attrape délicatement le col de Sandhor et le tire en arrière jusqu'à ce qu'ils passent la lourde couverture des branchages conifères et que son dos ne heurte le tronc. Sandhor suit le mouvement, surpris, mais en confiance.

- Vous êtes merveilleuse.

Sandhor suit le mouvement, surpris, mais en confiance

- Je n'en pense pas moins de vous… je ne comprend pas que les anges ne chantent pas plus vos louanges.
- Moi je sais pourquoi ; ils sont trop occupés à vous chanter, vous.


Lysandre relâche la pression et passe ses bras autour de son cou avec un sourire désarmant.

- C'est qu'ils ne savent pas que l'on peut chanter en cœur...

Sandhor sourit, ses bras s'enroulant à sa taille pour que ses mains se joignent au creux de son dos.

- Apprenons leur...

Lysandre relève les yeux sur son visage et les ferme délicatement avant de l'embrasser sans la retenue bienséante qu'elle exposait aux yeux des passants. Ici, calfeutrés en la sécurité opaque des branchages bas, elle profite de l'instant. Sandhor rend ce baiser avec fougue, ses mains pressant légèrement son dos, sans qu'il ne le réalise vraiment, pour l'étreindre contre lui.

- J'ai le sentiment de devoir tout réapprendre de la sensation de l'amour à vos côtés… souffle-t-elle entre deux baisers endiablés.

Sandhor bifurque légèrement, pour couvrir la ligne de sa mâchoire de baisers fiévreux et murmure près de son oreille : Je suis célibataire depuis des années… Le couple que j'ai formé avec elle n'en était pas un… nous réapprendrons à deux… Lysandre frissonne autant de la fièvre de ses mots que du contact des lèvres masculines contre sa mâchoire. Par ses lèvres incarnat entrouvertes, elle inspire une bouffée d'air sans parvenir à refroidir l'ardeur de son feu intérieur. Ses mains gagnent la chevelure du marin et s'y enfouissent en une savante caresse. Sandhor gronde d'un délice certain de sentir la progression de ses doigts à sa chevelure et s'enhardit, glissant vers son cou qu'il cueille d'un gourmand baiser.

- Oh… Sandhor… que faisons nous… ici, dehors… quelle douce folie...

Lysandre ferme les yeux et relève la tête, lui dévoile son cou à la peau légèrement halée, couleur du soleil d'Italie. La caresse doucereuse de ses mains contre sa chevelure gagne en profondeur, en force sans toutefois devenir douloureuse ou brutale. Seule la fièvre de cette excitation encore chaste et la rumeur des sentiments trop longtemps enfouie semble mener la danse de ses attouchements tendres. Sandhor laisse fureter ses lèvres, presque autonomes d'envie comme elles couvrent cette peau de soleil d'un velours de lippes, et, en réponse à cette emprise dont la seule prégnance est l'intention, caresse son dos de paumes tendres à la progression lente. Prendre le temps de savourer, de se goûter, de se trouver... Lysandre caresse désormais la peau de son cou d'une légèreté semblable à l'aile d'un oiseau mais qui ne laisse rien ignorer des sensations éperdues du couple naissant. Son corps svelte s'arque délicatement pour mieux satisfaire au besoin irrépressible de contact quand… une boule de neige l'atteint à la hanche suivi des rires d'enfants. Sandhor profite de cet instant de complicité hors du temps et, au bruit caractéristique du projectile poudreux, ferme les yeux en soupirant, bien qu'amusé, chuchotant contre son cou : Je crois que je vais prévenir le père fouettard que des mômes plus doués que nous nous prennent pour cible… Lysandre éclate d'un rire étouffé et se remet d'aplomb sans pour autant le lâcher : Nous pouvons aussi les canarder… ou profiter du confort certain de mon domaine qui n'est pas si loin…

- J'aime les enfants, bien que je n'en aie pas, mais le confort de votre seule compagnie me tente davantage qu'une bataille de neige nocturne avec des petits qui seraient mieux à l'abri d'un feu de cheminée !
- Ils ont sans doute quelques parents pour les courser à cette heure…
- Je leur souhaite, pour être franc.


Lysandre regarde à droite puis à gauche avant de lui retourner sa pleine attention avec un sourire complice et amusé. Elle l'embrasse plus sagement.

- Je serais un père fort inquiet de ne savoir où se trouvent mes bambins à une heure pareille.

Sandhor répond à son baiser, dans un sourire enjoué.

- Pourrais-je seulement un jour me passer du goût de vos lèvres ?

Lysandre murmure contre les siennes sans se départir de ce sourire comblé et emplie d'une douce malice : Pourrais-je seulement me passer de la tendresse des votre ?

- Rentrons, voulez vous ? N'allons pas attraper le mal au milieu d'une bataille dans laquelle les assaillants sont plus habilles que nous.

Sandhor sourit, gourmandant davantage la douceur de ces merveilles charnues : Je m'arrangerai pour que jamais vous ne vouliez en avoir le cœur net…

- Je vous suis. Permettez que je vous offre mon bras.
- J'y comptais bien ! Autant à votre bras qu'à la démonstration de votre persuasion...


Lysandre sourit et, bien qu'à regret, le laisse s'éloigner pour saisir son bras et sortir du couvert des arbres comme deux enfants en faute. Elle arbore ce sourire heureux qu'on les amoureux. Puis elle se penche légèrement vers lui et, sur le ton de la confidence ajoute : Je suis persuadée que vous feriez un père remarquable. Sandhor remet vaguement son col alors qu'elle lui confie ces derniers mots et lui sourit, dans un regard complice.

- Ça, je ne sais, je n'ai jamais pensé pouvoir l'être un jour…
- Qui sait ce que réserve l'avenir… moi qui encore hier pensais ne jamais vivre de réelle passion...


Lysandre lui lance un regard malicieux et complice.

- En avez vous déjà ?

Lysandre fait "non" de la tête dans un mouvement de boucles brunes.

- Non, j'ai deux sœurs plus jeunes par contre. J'héberge également depuis peu mon père dans le pavillon de chasse. Encore trop sauvage pour mettre les pieds au château, rassurez vous.

Lysandre rit doucement.

- Élevez-vous vous sœurs, ma chère ? Quant à être rassuré, je crois qu'on ne l'est jamais à proximité du père de la femme qu'on aime, à vrai dire...

Lysandre baisse délicatement le regard et se mord la lippe inférieure sans que la nuit ne permette d'apercevoir le rosissement de ses pommettes.

- Je suis responsable du moins de la plus jeune. Elle n'a que 16 ans. Ma cadette a déjà 19 ans passés. Elle est, qui plus est, douée d'une grande maturité. Quant à mon père, il se garde bien de faire autre chose qu'un partage de déjeuner de temps en temps. Il reste homme fort occupé par… son "commerce" d'armateur.
- Vous êtes toutes trois si jeune et je suis si vieux. C'est moi qui pourrais être votre père, je le crains. D'armateur, dites-vous ?


Lysandre lui donne un léger coup d'épaule assorti d'un sourire malicieux en se penchant contre lui.

- N'en dites rien… si l'amour devait s'arrêter à l'âge… je suis déjà bien âgée pour être une jeune fille à marier ! Armateur oui et commerçant maritime sicilien. Vous devriez vous entendre avec lui si vous n'étiez pas bien plus intègre qu'il ne le sera jamais...

Lysandre le mène tranquillement vers le portail de fer du domaine d'Andiran qui s'ouvre sur une longue voûte d'arbres.

- Vous ne serez peut-être pas "à marier" longtemps, vous savez… Quant à être intègre, on doit parfois jouer de malice lorsqu'on est armateur...

Sandhor lève les yeux vers cette haie d'honneur de branchages en souriant.

- Au printemps, ce doit être encore plus joli.
- Nous aurons l'occasion de voir cela… à deux ? Qu'en dites vous ?
- J'en serai très heureux.


Sandhor écoute la suite et opine.

- Pour mon père… il est… enfin, je ne vous ai jamais rien caché, je serai donc franche. Il tient une famille mafieuse...
- Je vois. Ma foi, cela doit vous fâcher, vous connaissant.
- Je n'agréé pas les choix de vie de mon père non. Mais je ne peux rien lui reprocher. J'ai vécu un passé tout aussi peu glorieux.


Lysandre opine du chef alors que le château se devine sous la haies d'arbres.

- Il souhaite enfin reconnaître notre existence. C'est bien un début et je ne me trouve point le cœur à l'ignorer dans ses efforts paternels.
- On n'agrée pas toujours les choix de sa famille, évidemment, mais… eh bien, l'affection efface tout, je crois.
- Nous verrons ce que l'affection de mon père apportera… Je ne vous cache pas que la situation est perturbante parfois.


Lysandre lui sourit et pose sa tête contre son bras. Elle frissonne dans l'air frais de la nuit.

- Heureusement nous voilà rendu… il fera meilleur au salon. Une collation peut-être ?

Sandhor sourit en acquiesçant.

- Je reprendrais bien un peu du goût sucré de vos baisers.
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